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Mode : Y a-t-il un avenir pour les rondes dans la haute couture ?

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Paris, capitale de la mode, c’est en ce moment avec les défilés de haute couture sur Paris.
Oui enfin, capitale de la mode peut-être, mais pas pour tout le monde.
Quand on parle de diversités, de morphologies … la France semble encore être le premier de la classe pour exclure plus de la moitié de la population féminine et continuer à imposer une vision de la beauté archaïque et fermée avec un modèle unique.

Il suffit de regarder les défilés qui ont lieu pour s’en rendre compte.
Jean Paul Gaultier, reste une exception, il était sans doute le seul à avoir un peu de diversité dans les morphologies (il a fait défilé Beth Ditto, Anne Zamberlan, Crystal Renn quand elle avait des courbes, Rossy de Palma …) mais vient de faire son ultime défilé pour ses 50 ans de mode.

Il a aussi récemment fait des photos pour Gala dans lesquels on peut le voir avec Rossy De Palma, Marianne James, Marilou Berry …

Beth Ditto pour Jean Paul Gaultier -2010
Beth Ditto pour Jean Paul Gaultier -2010

Seulement son départ ne présage rien de bon pour le monde de la Haute Couture française.
En effet, malgré l’avancé du monde body positif, la présence de mannequin “Plus” comme Ashley Graham ou Candice Huffine dans de plus en plus de défiler sur New York, Paris elle a continué avec le règle de l’exclusion et du diktat de la minceur sur le tapis rouge.

Pendant ce temps, Chromat reste le roi de la diversité à New York, son défilé c’est une véritable ôde à la femme et à toutes les beautés. La différence avec le défilé de septembre 2019 (vidéo ci-dessus) est criante !

Même Milan est plus inclusive que Paris. Bien sûr Marina Rinaldi et Elena Miro apportent chaque année une petite touche de courbes. Même Dolce & Gabanna a ouvert son défilé à des mannequins comme Ashley Graham et des célébrités comme Monica Bellucci. Cela ne semble pas grand-chose niveau diversité, pourtant Milan fait preuve de bien plus de générosité sur le tapis rouge que Paris.

Ashley Graham pour Dolce & Gabbana – 2019

En France, John Galliano, qui avait fait défilé Johanna Dray ou encore Velvet, est revenu dans le monde de la mode, mais reste dans les lignes niveau choix de mannequins toutes dans le même moule.

Johanna Dray pour John Galliano en 2006
Johanna Dray pour John Galliano en 2006

Du coup, niveau Haute Couture, je regarde le futur avec un oeil pessimiste face au probable retour du vide intersidéral sur la variété des physiques.
Combien de temps encore la mode haute couture en France continuera-t-elle à ne représenter qu’un seul physique ?

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