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Anne Stolbowsky

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Il était une fois une petite fille qui s’appelait Anne.
Elle avait les joues roses et un adorable sourire, du moins c’est ce qu’on lui disait tout le temps.
Sa mère l’aimait beaucoup, elle lui faisait des câlins, lui trouvait de jolies robes qui cachaient ses rondeurs et lui offrait des poupées Barbies pour qu’elles puissent s’amuser.
Anne était une petite fille comme les autres petites filles, peut-être un peu plus ingénue, ce qui parfois lui jouait de mauvais tours, car il y avait toujours d’autres enfants, surtout un peu plus âgés, pour abuser de sa gentillesse et lui faire de mauvais tour. Mais Anne n’était pas rancunière, elle avait un bon fond et quand des méchants se moquaient d’elle ou essayaient de la taper, elle se défendait et restait fière, car elle savait qu’elle était honnête et fidèle à elle même.

Anne grandissait vite, très vite, trop vite. À l’âge de 9 ans, la petite fille avait déjà des formes féminines et mère Nature décida de commencer ses visites mensuelles.

Anne Stolbowsky a 8 ans, déjà des formes de femme

Malgré 1 an d’avance sur ses camarades de classe, la très jeune fille était la première à rentrer dans ce cycle mensuel. Sincèrement, pour elle c’était juste une honte de plus qui rentrait dans sa vie.
Oui honte, car à 9 ans, en plus d’avoir honte d’être plus ronde que ses copines, maintenant il y avait la peur de la tâche et la panique que tout le monde sache que dans son cartable, elle avait un gros paquet de serviettes.
Anne portait toujours de jolies robes et des jupes, mais de moins en moins, car au collège les garçons ne s’amusaient plus à soulever les jupes, non, il s’asseyait en face dans la cour, la cantine, la salle de devoir, et se tordaient le coup pour ensuite dire à tout le monde qu’ils avaient vu ce qu’il se passe au niveau de l’entrejambe ou qu’il connaissait la couleur de la culotte. Alors le jean s’imposa rapidement pour toutes les jeunes filles comme l’uniforme.

Pendant ce temps, sa mère s’inquiétait pour Anne qui avait de plus en plus de formes pour son jeune âge, mais elle ne savait pas comment lui expliquer ce qui l’inquiétait, les dangers qui la guettaient, les comportements à fuir. Au lieu de parler, sa mère tenta une autre approche, plus de jolies robes, pas d’autorisations de sorties aux boums des copines passées 9h,10h, minuit au lycée, interdiction d’aller faire des répétitions, seule avec un garçon (même si le garçon en question est marié à un autre homme aujourd’hui).
Évidemment, ces interdictions eurent l’effet inverse de celui escompté.
La jeune fille qui grandissait et voyait ses copines sortir de plus en plus ne comprenait pas pourquoi elle était punie ainsi, alors elle se révolta, traîna avec les fumeurs, les rebelles, les poètes, les musiciens, les artistes de tous poils et affirma aussi sa différence et ses passions.

L’heure du lycée arrive, Anne a 15 ans (oui, elle a 1 an d’avance), c’est une adolescente avec un corps de femme, toujours bienveillante, mais elle a un corps de femme maintenant. Elle se pense grosse, des garçons la regardent de plus en plus, mais elle ne le voit pas.
Puis vient une de ces soirées d’adolescents, Anne se débrouille pour rester toute la nuit en disant qu’elle va dormir chez sa copine, enfin dormir… s’écrouler sur un sofa après avoir aider à ranger tout en finissant un verre d’alcool entourer des copines et de ceux qui sont encore là.
Ce qui doit arriver arriva, un des garçons, plus âgés, profite de la situation et emmène Anne dans un coin tranquille pendant la soirée. Quand Anne réalise malgré quelques verres ce qu’il se passe, il est trop tard, enfin pas vraiment, elle dit NON, il arrête un moment, elle redit Non, il arrête, se fait doux, va chercher un autre verre, puis il recommence, Anne dit de nouveau non, doucement, mais c’est trop tard… alors elle ne dit plus rien et attends que cela se passe, rapidement heureusement… c’était sa première fois, quelque chose c’est brisé en elle.

Anne Stolbowsky, une jeune femme

Les années passeront, d’autres tenteront aussi de s’imposer, Anne est grande et forte, ne se laisse pas faire, même si parfois elle doit faire preuve de sans froid pour échapper à un videur de discothèque qui tente de la coincer dans un recoin de l’entrée déserte, ou un petit copain qui veut faire venir des potes dans la chambre, un garçon qu’elle voit de temps en tant qui laisse entrer son cousin dans la pièce sans rien dire, un groupe de garçon à la sortie d’une soirée chez des amis du Lycée qui tentent de la retenir dans le parking … heureusement, Anne est intelligente ou chanceuse et arrive à se sortir de ces situations sans qu’on la touche.

Anne n’est plus une petite fille, c’est une jeune femme, elle ne comprend pas encore que les interdictions de sa maman étaient une tentative pour la protéger des mésaventures qui sont tout de même venues sur son chemin.
Elle aurait aimé qu’on lui explique tout cela, qu’on lui dise que son corps était beau et sacré, qu’on lui donne des armes pour se protéger et ne pas tomber dans les pièges.
Il vaut parfois mieux perdre son innocence par l’information et l’éducation que par le traumatisme de l’agression … même si elle se cache sous un autre nom.

Aujourd’hui, Anne est une femme, elle a subi le mansplaining venant d’hommes de tous âges et tout statut socioprofessionnel, les agressions verbales, elle a eu peur pour sa sûreté et cela parfois en plein jour, au coeur de la capitale française et au coeur de la capitale catalane… et pas juste venant de la part “d’étrangers” comme certains se plaisent à le dire, de jour comme de nuit, dans des lieux avec du monde ou non, à 16 ans, 22, 35 et 45 ans…

Graffiti femmes, 8 mars, Barcelone

Anne c’est moi, mais pas que, mon histoire ce n’est pas une histoire qui se raconte, pas une histoire qui se partage en général, malheureusement c’est une histoire aux combien banales, tant de femmes qui vous sont proches, ne vous le diront sans doute jamais, n’en parleront pas, seront fière, forte et sûre d’elle et qui pourtant, elles aussi auront vécues des agressions similaires ou pires.

En France, selon une étude de l’institut Ifop de 2018, 12 % des femmes ont déjà été victimes de viol, 43 % ont subi des gestes sexuels sans leur consentement.
Ce n’est que le top de l’iceberg.
En 2019, 149 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex.

femmes et agressions sexuelles

Et vous savez quoi ?
On peut tous faire quelque chose, en parlant à nos enfants, neveux, cousins, camarades, collègues en éduquant les garçons et les filles.
Une jeune fille, une femme qui sait comment se protéger et reconnaître sera plus à même de se protéger si elle en a besoin
Un petit garçon qui sait qu’il peut avoir un rôle de protecteur et qui respecte les femmes pourra peut-être un jour aider et ne pas se retrouver sans s’en rendre compte dans le rôle de l’agresseur.

C’est la première fois que je raconte cette histoire publiquement.
Avoir des gens me souhaitaient une “bonne fête” tout au long de ce 8 mars, juste parce que je suis une femme, m’a vraiment fait une sensation étrange, je sais que cela vient d’une bonne intention, mais je ne comprends pas ce qu’il y a à célébrer quand en prenant la direction de chez moi vers 18h aujourd’hui même, je repère un homme qui commence à me suivre, colle sa démarche sur la mienne, s’arrête quand je m’arrête, puis fais demi-tour quand il voit que je change de direction, commence à me dépasser pour traverser, puis quand je fais demi-tour pour reprendre mon chemin initial, s’arrête, prend un air déboussoler, hésites un moment puis finit par poursuivre son chemin, car des voitures arrivent et qu’il est au milieu du passage piéton.

Je pense qu’il était temps que je raconte cette histoire.
Le but ici n’est pas de juger qui que soit.
Le garçon qui n’a pas écouté mon « non », je l’ai croisé quelques années plus tard, hasard de la vie. Il s’est excusé. Je sais, c’est peu, mais c’est déjà plus que ce que beaucoup de femmes ont pu avoir, je ne lui en veux plus, je ne m’en veux plus.

Merci à ma maman que j’aime de tout mon coeur, qui m’a permis de me construire avec de fortes valeurs et un caractère à toute épreuve.

Il était une fois une petite fille qui deviendra une femme qui aimerait pouvoir ouvrir le dialogue, tendre la main en racontant son histoire, même si cela n’aide qu’une seule personne, que ce soit une femme ou un homme, ce sera déjà ça.

Paris, capitale de la mode, c’est en ce moment avec les défilés de haute couture sur Paris.
Oui enfin, capitale de la mode peut-être, mais pas pour tout le monde.
Quand on parle de diversités, de morphologies … la France semble encore être le premier de la classe pour exclure plus de la moitié de la population féminine et continuer à imposer une vision de la beauté archaïque et fermée avec un modèle unique.

Il suffit de regarder les défilés qui ont lieu pour s’en rendre compte.
Jean Paul Gaultier, reste une exception, il était sans doute le seul à avoir un peu de diversité dans les morphologies (il a fait défilé Beth Ditto, Anne Zamberlan, Crystal Renn quand elle avait des courbes, Rossy de Palma …) mais vient de faire son ultime défilé pour ses 50 ans de mode.

En me levant ce matin, j’ai ressenti un peu de vague à l’âme, l’envie de rester sous ma couette, et les premiers messages reçus sur whatsap pour me dire que c’est un temps à rester chez soi, la première personne croisée qui me dit que le froid est bien arrivé et que ce n’est pas un temps à être dehors, au moins jusqu’en mars …
Au secours, mais c’est bien sûr, nous sommes le troisième lundi de janvier, c’est le blue monday 🙁

Pas étonnant qu’autant de gens se sentent mal et ne veulent pas sortir de chez eux, il fait super froid, l’énergie des fêtes c’est épuisé, les lumières de noël ne sont plus là, mais il fait toujours nuit super tôt, les résolutions ressemblent pour la plupart à des pétards mouillés, les soldes ont finis d’achevés nos comptes en banque et le printemps semble encore loin …

Il existe même un savant calcul qui a permis de déterminée que le jour le plus déprimant de l’année c’est maintenant !

Peut-on lutter contre cette apparente fatalité du blue monday qui s’empare de nous tous ?
Oui, oui et re-oui !

Je ne vous parlerais pas de sport, ni de méditations, mais de plein d’autres pistes.

Voici 7 clés pour ne pas céder au blues du blue monday :

J’ai eu mes premières règles à l’âge de 9 ans, j’avais beau avoir 1 an d’avance (née en janvier) dans ma classe, j’étais la seule et j’avais honte !
Rien n’était vraiment fait pour rendre ce moment facile à l’époque ( 1984, faites le calcul si vous voulez savoir mon âge bouhaha), à l’époque les protections hygiéniques étaient plus épaisses que les serviettes maternité, ce qui les rendait inconfortables et pas du tout discrètes.

La honte suprême venait si malgré toutes mes précautions, une fuite survenait. Pour ceux et celles qui étaient là à cette époque, la mode des gilets, sweaters et autres chemises noués à la taille ne servait pas juste à cacher les fesses, mais à camoufler les tâches.

Encore aujourd’hui, même si des protections plus fines et absorbantes existent, je ne porterais jamais des couleurs claires ou blanches comme la fille de cette pub de protection (archéologue du net, si quelqu’un peut retrouver la vidéo ce serait super) qui osait tout faire pendant ses règles, en blanc.
Pourtant, on continue à demander discrètement à nos copines, tout doucement en chuchotant si elle a une serviette pour nous, parce que si quelqu’un se rendait compte, ce serait le déshonneur total.
D’ailleurs, on continue à cacher nos protections, à partir aux toilettes publiques avec notre sac à main, à pudiquement glisser nos protections derrière le gros pack d’eau ou le shampoing au moment de passer en caisse, à demander aux copines de marcher derrière nous pour vérifier qu’il n’y a pas de tâches (je l’ai fait il y a moins d’1 mois), à annuler des sorties … bref c’est la loose !

Cela va tellement loin, qu’on n’ose même pas dire qu’on a ses règles, oh non, le sang c’est tabou alors on n’en parle pas. On dit qu’on a ses jours, ses coquelicots, ses choses, ses ours, ses ragnagna, que l’armée rouge est là ou que les Anglais ont débarqué, on dit même qu’on est malade, indisposée ou encore que ce n’est pas la bonne semaine et j’en passe … que de poésie pour éviter de dire le mot règles ou menstruations, une manière inventive de continuer la culture de la honte.

58% des femmes interrogées en 2018 lors d’un sondage aux États-Unis avouent avoir encore honte de leurs règles.
12% confient avoir étaient humiliés par leur famille.

7 adolescentes sur 10 ressentent toujours de la gêne d’après un sondage de 2019 par le magazine Les Glorieuses.

Impures, sales, interdits de rentrées dans les lieux de cultes ou même de dormir sous le toit familial ou encore d’avoir des contacts pour ne pas souiller les autres personnes … Culture, religions, ce genre de pratiques existent encore.
Parfois c’est le silence total, même entre mère et filles, on n’en parle pas, point.
À voir, le très bon documentaire sur les filles indiennes “Les règles de notre liberté” sur Netflix.

Moins de 10% de la population féminine indienne utilisent des protections hygiéniques ! Bouts de tissus, vieux vêtements, vieux papier journal … elles font comme elles peuvent et ce ne sont pas les seules.
Pendant ce temps, ces protections sont taxées comme des produits de luxe !
Un paquet c’est entre 4 et 7€, pour certaines cela peut coûter 80€ par an, pour moi qui souffre de ménorragie depuis 5 ans, c’est au moins le triple, même en utilisant une coupe menstruelle.
Sans oublier les vêtements et draps à remplacer, le détachant pour le sang …

Pour ce souci qui touche quand même la moitié de la population mondiale, des solutions commencent à arriver, comme des serviettes réutilisables, des culottes spéciales règles et la fameuse coupe.
On a aussi parlé de taxe rose, de diminution de la TVA pour ses produits qui sont juste une nécessité et pas un luxe, mais c’est encore loin d’être abordable pour tous dans tous les pays, cela ne fait que continuer à propager la pression sur les femmes et cette idée que ce n’est pas normal et donc une cause de gêne, de honte, un tabou !

Vous savez ce qui continue à propager le message que le sang des femmes est malsain ?
La publicité !

Il suffit de voir des décennies de publicités avec du sang bleu, bleu ! Purée on est humains, on n’est pas dans Avatar, même la schtroumpfette à du sang rouge.

Ne me dites pas que la raison c’est la peur du sang, on en voit partout, ceux qui ont vu GOT savent de quoi je parle …

D’ailleurs, lorsque Nana a fait en 2018 sa campagne “Les règles, c’est normal” qui montrait entre autres un peu de sang, c’est le scandale !

Une version un petit peu différente de cette publicité a été interdit en Australie, dans plusieurs pays elle n’a été diffusé qu’en ligne.

Vous rendez-vous compte que la première étude pour expliquer les douleurs durant les règles date de 2016 !
On sait tout ou presque sur l’appareil reproducteur masculin, mais celui féminin, celui qui porte les enfants, ben on ne sait pas grande chose et les femmes continuent à souffrir avec des crampes qui peuvent aller jusqu’à leur faire perdre conscience, des ménorragies qui peuvent causer de l’anémie et des malaises … mais on continue à nous traiter de chochottes si on a le malheur de se plaindre.

Non, le sang des règles n’est pas malsain ou impur, les femmes ne sont pas des êtres inférieurs ni contagieux, il ne va pas tuer monsieur lors de l’accouplement.
Oui, on peut dormir près de son partenaire, prier, cuisiner, et ceci sans faire tourner la mayonnaise ou le vin !

Il est tant de lever le tabou sur les règles, d’oser briser le silence, d’en parler pour que le sujet soit banal, de ne plus avoir honte du fonctionnement de notre corps de femmes, d’avoir des études pour nous aider face aux douleurs et trouver des solutions pour que cela nous coûte moins cher !

Allez, je vous laisse avec le documentaire “28jours” qui parlent justement des menstruations féminines, des règles dans la politique, la pression sociale, le sexe, la médecine, la religion, la publicité, et notre rapport au sang.

Je reviens très vite avec plein de chouettes photos et illustrations qui parlent aussi des règles 😉

Pendant longtemps, j’ai accumulé les objets, vêtements, vaisselles, matériels de loisirs créatifs, décor et j’en passe.
Petit à petit je me suis ensevelie sous une telle quantité que je ne savais plus où les mettre, je m’asphyxiais toute seule.
J’en suis arrivée à avoir une chambre remplie de boîte en carton qui m’avait déjà suivi dans deux déménagements. Oui, deux déménagements avec autant de choses qui m’encombraient alors que j’avais donné plus d’une dizaine de sacs de vêtements de la taille des sacs d’ikea. J’ai réussi à me choquer moi-même.

Pourtant c’était drôle d’acheter, sur le coup, cela m’aider à me sentir bien, cela compenser la colère d’une dispute avec mon ex, cela me donnait l’impression d’être “Plus”.
Le rush de la découverte, de l’achat, de la nouveauté ….
Aujourd’hui j’ai tellement de haut que je pense que je pourrais en mettre un différent pour chaque jour de la saison … même si je mets souvent les mêmes ??
Je ne sais pas si vous pouvez imaginer l’accumulation de sacs, s’il y a avait un espace dans un coin, je le comblait aussitôt avec un sac ou une boîte.
Je suis arrivée très très près de la limite, j’aurais sans doute pu participer à une de ces télé-réalités où on vient me sauver de mon propre chaos.

Alors j’ai cherché à comprendre pourquoi j’avais besoin de temps d’objets.
Au début, je me suis trouvé la jolie excuse du “moteur de créativité” ??
J’ai aussi pensé que c’était la peur de manquer, et en effet, après des années à ne jamais rien trouver à ma taille et des années très difficiles financièrement, la peur du manque à du jouer un rôle.

Puis j’ai réalisé, je projetais autre chose dans tous les objets, comme si ils étaient le témoin de ma propre valeur, sauf que comme ma valeur n’est pas dans toutes ces choses. Je n’en avais jamais assez, je cherchais à combler un vide en regardant au mauvais endroit puisque je cherchais ma valeur là où elle n’était pas, au lieu de regarder en moi.

J’ai vraiment eu du mal à intégrer cette idée, à comprendre que je me suffisais à moi même, que je n’avais pas besoin de me cacher dans tous ces objets, que j’avais de la valeur par moi même.
Pour sortir de la spirale infernale des achats et de l’amoncellement, j’ai dû faire un énorme travail sur moi même.
C’est dans ce genre de situation qu’il peut vraiment utile de faire appel à un professionnel pour nous aider à faire le tri, et je l’ai fait, j’ai vu une coach/psy qui va vraiment permis de faire mon cheminement 10 fois plus vite que si je l’avais fait seule comme toujours.
La première étape pour moi a été d’accepter que j’avais un souci, que j’avais laissé mon côté rigolo et socialement admis de “shopaholic” me dépasser. Même si cela pouvait sembler évident pour certaines personnes, j’étais dans l’addiction et le déni, on en rigolait, ce n’était pas bien sérieux et puis surtout, j’étais loin d’être la seule comme ça.

Après des années à essayer de trouver des moyens ingénieux pour gagner de la place avec une meilleure organisation, à regarder les émissions sur les Tiny house pour trouver des idées de rangements sans perdre plus d’espace, j’ai enfin admis que mon souci n’est pas l’organisation, mais le surplus d’objets.
Waouh, prends-toi ça dans la face, je devais faire du tri et en parallèle commencer le travail sur moi.
Regarder la saison complète de “L’art du rangement” avec Marie Kondo où le super documentaire “Minimalismo” était un bon début, mais c’était à moi de faire des choix et d’agir.

J’ai commencé, en essayant de sortir au moins un petit sac chaque semaine et mon Dieu que c’était difficile de lâcher prise !
Tous ces objets, c’est aussi de l’argent que j’avais dépensé, j’entendais presque la voie de ma mère me dire “finis ton assiette, ne gâche pas…”, j’angoissais à cette idée de tout cet argent que j’allais mettre par la fenêtre, alors qu’en fait le mal était déjà fait et que j’étais dans une démarche de libération.
Mais que voulez-vous, l’éducation, les habitudes ont la dent dure.
Pour commencer, j’ai donc réuni tout ce que je gardais à cause d’un attachement émotionnel, mais qui franchement avait leur place dans la poubelle, ainsi je vidais sans la culpabilité de gâcher, car ces objets avaient bien servis et fais leur temps.
Par la suite, j’ai aussi utilisé des astuces comme donner à mes amis, comme cela j’avais l’impression de faire quelque chose d’utile … et je savais que si besoin, je pouvais toujours demander à mes amis de me prêter les objets en question.
Enfin, j’ai accepté de vraiment dire adieu, en donnant ou vendant ce qui pouvait encore servir, et pour me libérer de ma culpabilité, j’ai dit au revoir à chaque objet un peu comme Marie Kodo le fait elle-même, en remerciant de m’avoir bien servie, de m’avoir apporter de la joie et en leur souhaitant de donner autant de bonheur ou plus à leur prochain propriétaire. Mes amis me regardent comme si j’étais un peu folle quand je fais cela, pas grave, cela m’enlève un poids quand je le fais, ne fait de mal à personne et me rend vraiment plus sereine.

Tous ces objets, c’étaient autant de bruits dans mon espace et dans ma tête qui m’encombraient, me polluaient.
Donner les premiers sacs a éveillé en moi en sentiment de liberté et de légèreté qui était vraiment bienvenue.
Petit à petit, j’ai pu désencombrer mon couloir, mon entrée, ma chambre d’amis dans laquelle on peut dormir maintenant …

Sur le plan personnel, j’ai dû faire preuve d’introspection, chercher dans mon histoire ce que j’avais accompli, prendre le temps de redécouvrir mes talents et m’interroger sur mes valeurs. Autant d’éléments qui m’ont aidé à combler ce vide en moi, à mieux comprendre qui je suis et à prendre conscience de la valeur qui était déjà en moi, juste moi, sans les objets ni le regard des autres.
C’est fou comme remettre les pendules à l’heure avec soi même peut aider à s’armer pour affronter le futur, ne plus perdre de vue qui nous sommes et se construire la vie qui nous plaît et qu’on mérite.
Et dire que tout ce que je cherchais ailleurs était déjà en moi, je ne regardais juste pas dans la bonne direction.

Le tri n’est pas fini. Chaque semaine je garde un peu de temps pour ranger, un minimum de 15 min, 1 heure, 1 après-midi, selon ce que mon emploi du temps me permet, je continue ainsi à trier et sortir des choses de chez moi.
Une fois que vous avez goûté à cette liberté, il devient difficile de s’arrêter, tout mon appartement y passe. Il y a quelques mois, en rentrant chez moi, je me suis senti oppressé par l’occupation sur mes murs, j’ai presque tout décroché.
Maintenant, j’ai refait une décoration plus aérée et dans laquelle je respire mieux, même mes amis m’ont fait la réflexion sur ce changement, ils m’ont même dit qu’il trouve que je suis plus calme, plus sereine.

Moins j’ai d’objets, plus je récupère d’espace et je me sent libre chez moi et dans ma tête.
Comme on dit Moins c’est Plus ( Less is more).

Prendre en main sa vie, se défaire de ce qui nous pèse et nous encombrent, c’est un changement qui touche profondément à l’affectif, qui demande de gros efforts pour affronter ses démons et faire ce choix peut changer votre vie de façon inattendue.
Il est temps de parier sur vous-même, qu’en dites vous ?

2019 a été une intéressante année pour moi, beaucoup de changemenet dans ma vie et la création de ce nouveau blog.
J’espère vraiment que 2020 sera l’année de stabilité, épanouissement, sérénité, santé et bonheur pour nous tous

Je vous souhaite une excellente année 2020 😀
Que cette année qui commence vous fasse sourire et sentir bien !

Vous souvenez-vous de quand Mika a sorti sa chanson Big girl you are beautiful ?
Cela a été une révolution, un hymne à la beauté des femmes rondes, un hymne à celles qu’on considérait comme moches, car grosses. C’était en 2009, 10 ans déjà.
Depuis, on a vu, dans le monde de la chanson, des signes de changements, cela reste encore rare, comme des ovnis.

2019 semble annoncer le point de départ d’une nouvelle aire. Plus de chanteuses rondes et des corps différents au lieu du modèle unique, plus de chansons avec des thèmes body positifs, moins narcissique ou qui parle avec sincérités de nos faiblesses et de nos doutes. J’ai l’impression de sentir comme un glissement, comme si le monde était enfin près, comme si le tempo se mettait enfin à l’heure du body positiviste, et cela se voit aussi dans le monde de la musique.
La preuve avec 7 chansons qui montrent le chemin en 2019 et qui nous aident à nous sentir super bien.

Lors de mon dernier séjour en France, j’ai eu l’occasion de répondre à l’invitation de Maeva de la nouvelle chaîne de podcast “Curve ! Podcast“.
Grande fan des podcasts, elle a décidé de se lancer dans l’aventure, en parlant d’un sujet peu présent encore avec ce format, les rondes, la mode grande taille, nos complexes et solutions.
Comme je suis la cofondatrice de Vivelesrondes, elle voulait m’interviewer et cela tombait au bon moment, puisque je venais voir ma famille et que j’avais bien quelques heures de libres.

Voici donc notre discussion (presque 1 heure, je suis bavarde) où je parle des origines de Vivelesrondes, de mode grande taille, du futur et de mes projets.

Vous avez aussi des podcasts avec Aurélie Giot et Virginie Grossat.

Pour écouter les épisodes :
* APPLE PODCAST : Podcast Curve
* SOUNDCLOUD : Podcast Curve
* SPOTIFY : Podcast Curve
* PODCAST ADDICT : Podcast Curve

Merci encore à Maeva pour cette expérience, un vrai plaisir 😀

Cela fait 13 ans que je vis sur Barcelone, soyons honnête, même si je travaille en Français et que mes liens avec la France sont et resteront toujours très fort, ces dernières années j’ai été peu ou pas présente dans la communauté francophone.
Pourtant, celle-ci a sans doute plus à offrir qu’on ne croie.

Comme beaucoup d’expatriés, quand je suis venue sur Barcelone, j’ai traîné un peu dans les groupes de Français, en fait j’avais même poussé jusqu’à faire un blog mais l’envie a toujours été de connaître la vie avec les locaux, pas juste la carte postale pour les étrangers.
Au cours des années, la plupart de mes amis francophones sont partis de Barcelone pour Lisbonne, Lyon, Luxembourg, Londres … que de villes en L lol
Bref, mes amis francophones sont une minorité, je ne les évite pas, mais je les rencontre peu dans mon quotidien.

Et d’un coup, l’envie de culture française est revenue ! Pas juste l’envie de faire un tour dans une bonne vieille brocante.

Connaissez-vous Christian Siriano ?
Ce créateur de génie est celui qui habille les stars quand d’autres les boudent pour leur morphologie. Leslie Jones, Danielle Brooks ou encore Lizzo ont eu la chance de porter de ses sublimes robes.
Oui, car Christian c’est aussi un couturier qui sait jouer avec les couleurs, les textures, les volumes … de ses robes et des femmes.

Christian Siriano c’est le couturier à suivre qui n’a pas attendu la mode du body positif pour faire défiler des mannequins Plus à la fashion Week de New York.

Candice Huffine, Marquita Pring, Chloe Vero, Sabina Karlson … sont parmi la dizaine de pulpeuse présente sur le tapis rouge ce samedi pour le défilé printemps été 2020, et il les a fait briller comme jamais !